.. Attention, décollage. 00_ Présentation. ..

.. Attention, décollage. 00_ Présentation. ..
Saluut à toutes !
J'ai eu envie de créer une nouvelle fiic', qui me trotte dans la tête depuis un moment. Donc, ça y est, je me lance ! =) Je n'arrête pas Leiilazz-World, elle me tient beaucoup trop à coeur, et je veux la finir ( surtout que j'ai déjà mes idées, et j'espère sincèrement qu'elles vous plairont. ) ! Quoi qu'il en soit, j'ai décidé de me lancer dans celle-ci ! Et j'espère vraiment que vous aimerez ... BisouuxXx à toutes !



Résumé :

Ne vous est-il jamais arrivé de regarder une photo. Dessus, un bout de votre existence. Une ligne de votre vie capturée à jamais. Juste un instant. Un souvenir de vacances, un moment de bonheur. Et de vous demander qui étaient les personnes, anonymes, qui figurent près de vous. Vous ne les connaissez pas, mais elles sont là, fixées à jamais par l'objectif.

Une photo. Quatre personnes. Toutes différentes.
Une jeune fille paumée.
Une grande enfant.
Un quadragénaire perdu.
Une bimbo déchue.

Ils sont tout les quatre à la recherche de la même chose. Le bonheur.



_______________________Evie
_______________________________Nina
________________________________________Many
_________________________________________________Jean





Casting :

Evie - 17 ans. ... ____ .... Ellen Page
Nina - 23 ans. .( ____ .... Mary Elizabeth Winstead
Many - 27 ans. . ____ .... Katie Cassidy
Jean - 41 ans. ..' ____ .... George Clooney

Les autres suivront au fur et à mesure.



A savoir :

__ Les mises à jours sont assez irrégulières pour le moment ( et je m'en excuse ).
__ J'accepte les pubs, ça me permet de découvrir tout les jours des fiic' merveilleuses. Mais, s'il vous plait, __ n'en abusez pas.
__ J'accepte tout les amis, et les favoris seront tout mes coups de coeur.
__ Je ne suis pas douée pour les montages et les génériques, et je suis en plus assez flemmarde, donc les
__ offres de montages sont acceptées avec plaisir ^^ ! J'essaierai d'en faire moi même des potables,
__ promis ! =)



Ps : Je sais, je sais, mon montage est vraiment, vraiment horrible ... Mais je suis pas du tout douée
___ pour ça ! Et mon autre chez moi : =) !




# Posté le mardi 29 juillet 2008 09:33

Modifié le samedi 12 septembre 2009 13:16

.. Search-Haappyness 01_ Eux. ..

.. Search-Haappyness 01_ Eux. ..
Ils ont chacun une vie. Chacun un passé.




Many. Elle a toujours été la plus belle, la plus adulée, la plus appréciée. Riche, toujours à la pointe de la mode, elle était de toutes les fêtes. Dans son lycée, c'était La star. Après son Bac, elle arrête ses études, afin de reprendre la prestigieuse compagnie de téléphonie de son père. Mais les choses ne se sont pas vraiment passé comme prévu. Sa situation lui est monté à la tête : elle faisait tout et n'importe quoi. Dogue, alcool, nouveau mec tout les soirs. Many Bright. Ce nom était aux yeux de tous synonyme de débauche et de vulgarité. Si bien qu'un jour, son père lui annonça qu'il la déshéritait. « L'image que tu t'es forgée, lui avait-il dit, ne pourrait que nuire à l'entreprise. Ce sera ton cousin Paul qui en héritera. ». Puis, de fil en aiguille, son état s'aggravant, elle fut chassée. Cela fait maintenant 6 mois qu'elle vit de petits boulots dans un appart' miteux de NYC. Finit les soirées, les boutiques, les belles voitures et les beaux mecs, les cadeaux à gogo et les voyages. Désormais, elle devait travailler dur pour gagner sa vie. Malgré sa situation plus que précaire, elle garde espoir. Elle se dit qu'elle finira bien par le trouver, le bonheur.




Evie. La vie c'était décidément acharnée contre cette fille. Née sous X, elle navigue de foyers en foyers. Et à chaque fois, c'est la même chose. Evie est « asociale, sûrement aphone, ne fait jamais rien, ne doit pas savoir sourire. », d'après ses familles d'accueil. Elle n'est jamais vraiment tombée sur des gens compétents. Sauf une fois. Elle s'appelait Anna. Elle était vieille, mais avait su comprendre Evie. Mieux que personne. Mais elle était morte de vieillesse. Elles avaient vécue 5ans ensemble, tout partagé. Autant dire qu'un nouveau changement de foyer l'avait anéantie. Timide, introvertie, elle ne parle pratiquement jamais. Les seules personnes a avoir jamais entendu le son de sa voix sont Lola, sa seule amie, et Marcus, le garçon dont elle est amoureuse. La seule activité dans laquelle elle se dévoile vraiment, c'est la photographie. Sa passion. Elle vit à Denver, dans le Colorado. Mais il y a une chose que, depuis la mort d'Anna, elle n'a jamais vraiment réussi à retrouver ... Le bonheur.




Nina. Elle a toujours été la fille modèle. Sage, bosseuse, gentille, généreuse, elle s'est toujours dévouée pour les gens qu'elle aimait : ses amis, sa famille ... Elle vient de finir des études de journalisme, et part s'installer à NYC, où elle a trouvé un petit appart' et un boulot au New-York Times. Elle se noie toute entière dans son travail pour oublier tout les soucis de sa vie : elle n'a eu, en tout et pour tout, qu'un seul petit-ami. Mais, après trois ans de relation, elle s'est aperçue qu'il se moquait d'elle, la trompait régulièrement. Le pire, c'est qu'elle était la seule à ne pas être au courant : ses amis avaient tenté de la prévenir, en vain. Elle s'était fâchée avec eux à cause de lui, mais ils s'étaient vite réconciliés, après la rupture des deux tourtereaux. Depuis, plus rien. D'abord parce qu'elle était incroyablement timide et naïve, qu'elle n'accordait plus sa confiance aux hommes, qu'elle n'avait plus aucune confiance en elle, mais aussi parce qu'elle avait peur. Peur que ça recommence. Elle ignorait donc les avances et les propositions, et ne vivait que pour sa passion : le journalisme. Néanmoins, grande romantique, elle est toujours à la recherche de ce petit quelque chose, cette idée abstraite et folle, ce concept nommé bonheur.




Jean. C'est un homme qui a tout perdu. Il vivait avec Maria, une belle italienne qu'il avait rencontré lors d'un voyage entre amis - la femme de sa vie, avec qui il avait eu une fille, Judith. Mais cette dernière mourut à 6 ans d'une leucémie, plongeant le couple dans une profonde dépression. Petit à petit, tout deux remontèrent la pente, et réapprirent à vivre. Ils entreprirent alors un voyage périeux : ils voulaient se retrouver. La mort de leur fille les avaient énormément éloignés. Jean était tombé dans l'alcool, et Maria était devenue dépressive. Ils passèrent donc trois ans, voyageant dans le monde entier, afin de renouer les liens que le temps et la douleur avaient défaits. Puis, ils voulurent retenter leur chance. Mais le sort s'acharnait. Jean apprit qu'il était stérile et lors de banals examens de contrôle, on décela chez Maria un cancer avancé. Elle mourut un mois plus tard. Depuis, Jean vit seul, cherchant un sens à sa vie. Se demandant si, un jour, il arrivera à retrouver ce qu'il manque tant dans sa pauvre existence. Le bonheur.




Ils ont chacun une vie. Chacun un futur.




# Posté le mardi 29 juillet 2008 13:06

Modifié le samedi 12 septembre 2009 13:17

.. Search-Haappyness 02_ Départ. ..

.. Search-Haappyness 02_ Départ. ..
Musique .... __ .... Coup de Coeur





Une sonnerie stridente se fit entendre. Evie, la tête sous la couette, laissa sa main s'écraser contre son radio réveil.

« Eh merde ! »

Sa pensée du matin. Ces deux mots. Ils résumaient parfaitement son état d'esprit non seulement vis-à-vis de sa journée, mais aussi de sa vie. Elle se leva difficilement, et alla directement dans la cuisine.


_ 'jour. Lança-t-elle.
_ froide Bonjour Evie.


Mme Madison. Sa charmante « famille d'accueil ». Elle et son mari se contre fichaient pas mal d'elle. Mais ça, ça fait longtemps qu'elle le savait. Elle tombait rarement sur des gens compétents.


_ Tiens, tes toast.


Elle lui donna de quoi déjeuner, puis partit s'installer devant la télé. Elle mit une antique cassette dans son vieux magnétoscope, et la machine diffusa instantanément un vieil épisode de Dallas. Evie finit de déjeuner, rangea son bol, et fila se préparer. Elle attrapa ensuite son sac, et s'en alla vers son arrêt de bus. Elle y prit la même place que d'habitude : troisième rang derrière le chauffeur, contre la vitre, sortit son MP3, et mit la musique à fond dans ses oreilles.

« Il est temps que je change d'appareil. »

Elle économisait depuis des mois pour pouvoir s'offrir un iPod. Elle devait, après les cours, filer avec Marcus et Lola au magasin le plus proche. Le trajet durait bien 15 minutes. Elle posa sa tête contre la vitre, et regarda le paysage - qu'elle ne connaissait que trop bien - défiler au rythme de la musique.








_ Allez, allez ! On s'active les jeunes, on s'active !


C'est pas humain d'autant bosser dès le matin. En choisissant ce boulot dans un bar, Many ne s'attendait pas à une telle cohue dès le matin. C'était sans compter tout les gens qui travaillent et qui partent sans petit-déjeuner. Alors forcément, ils s'arrêtent pour un café et de quoi stopper leur fringale matinale.

« Allez Many ! Courage ! C'est ça, ou tu dors sous les ponts ce soir ! »

Son ridicule salaire de serveuse lui suffisait tout juste à payer son loyer. Elle avait aussi un job durant ses heures de trous de la journée dans une petite banque de son quartier, comme guichetière. Avec ça, elle arrivait à se nourrir à peu près convenablement ( elle ne mangeait pas le soir, et alors ? Il compte pas ce repas non ? ) et, le plus important, elle avait un toit. Ok, son appart était en tout et pour tout, constitué de deux pièce : la salle de bain - toilette juste assez grande pour une douche, un lavabo miteux, et des toilettes, et le reste : chambre à coucher, cuisine et salle à manger tenaient dans la même pièce. C'était minuscule, mais sa lui suffisait. De toute façon, pour le temps qu'elle y passait ... Elle partit donc servir ses commandes aux hommes d'affaires en costume-cravate, rêvant de bain moussant et de lit baldaquin.








« Owh ... C'est grand. »

Nina fit un pas dans son nouvel appartement de fonction. Quatre chambres - et autant de salle de bains -, une grande cuisine américaine, un beau séjour, et une immense baie vitrée d'où l'on plongeait sur l'Hudson et derrière laquelle se trouvait une terrasse. En face, Manathan et ses buildings. Quand on lui avait dit qu'elle aurait un appartement de fonction, elle avait pensé à quelque chose de plus petit. Mais alors là, ça dépassait tout ses rêves les plus fous. En même temps, elle venait d'être engagée au New-York Time. C'était pas rien. Elle s'arrêta pour regarder la vue. Elle ne pouvait décement pas vivre seule là dedans. Pourtant, son patron lui avait dit qu'elle pouvait en disposer tout entier. C'était donc à elle de chercher des colocataires. Elle et son boss s'étaient arrangés. Elle pouvait y inviter qui elle voulait, à condition que ce soient des personnes de confiance. Il n'y enverrait pas d'autres membres du journal - une récente expérience qui avait mal tournée apparemment. D'un coup, dans cet immense appartement, Nina se sentit seule, très seule. Elle s'approcha du bar, et se servit un fond de champagne.

« Bienvenue à New-York ma vieille ! »








Jean s'étira dans son lit, et lança à tâtons sa main dans son lit. Puis il se redressa brusquement, réalisant, comme tout les matins, qu'il ne trouverait personne de ce côté du lit. Sa femme avait beau être morte depuis trois mois déjà, il n'arrivait vraiment pas à s'y faire. Des larmes perlèrent alors aux coins de ses yeux, et il pleura silencieusement dans son lit. Il regarda une fois de plus la place vide à côté de lui.


_ Je t'aime, Maria.


Puis commença alors sa longue, longue routine. Comme tout les jours, il déjeunait - peu -, il sortait promener Sad, son chien - cadeau de sa belle-mère, soi-disant pour lui tenir compagnie, et passait sa journée à errer ça et là. Il s'arrêta devant un kiosque, et acheta le journal. Il le plia, et continua sa route. Il le lirai ce soir, quand il serait seul chez lui et n'aurait rien à faire. Comme d'habitude.







____________________________



Hey ! Alors, vos impressions ? J'espère que ça vous plait ^^.
On entrevoit un peu la vie des personnages ... Je ne mettrai
pas de suite avant samedi prochain, car je pars en vacances
pour une semaine. Mais promis, je me rattrape à mon retour !
Merci beaucoup pour votre soutient en tout cas ! Et passez fai-
-re un tour sur mon coup de coeur, c'est une histoire vraiment
géniale, et elle me soutient depuis le début ! ^^
BiisouxXx à toutes !





# Posté le mardi 29 juillet 2008 13:53

Modifié le samedi 12 septembre 2009 13:13

.. Search-Haappyness 03_ La nouvelle. ..

.. Search-Haappyness 03_ La nouvelle. ..
Musique .... __ .... Coup de Coeur





C'était à présent la fin de l'après-midi. Nina finissait d'installer ses dernières affaires. Elle s'affala alors sur le sofa noir et poussa un long soupir.

« Finit !! Enfin, maintenant : la paix ! »

C'était sans compter le téléphone. La jeune fille s'extirpa du moelleux canapé, et décrocha.



______ _ Oui, allô ?
__________ «  Mlle Drawn ? Ici Mr. Paxton. »
______ _ Oh, oui, bonjour Mr.
__________ « Alors, vous êtes bien installée ? L'appartement vous convient-il ? »
______ _ Tout est parfait Mr. Je finissais tout juste d'aménager. Il n'y avait pas grand-chose
_______ de toute manière ...

__________ « Parfait alors. Bon, je vous attends demain, à 9h, dans mon bureau, pour mettre toutes les ____________ petites choses au point. Et aussi pour vous donnez votre premier sujet d'article. Au passage, ____________ si vous voulez avoir une idée de ce qui vous attend, allumez votre téléviseur au journal de ce ____________ soir. Votre futur papier fera sûrement l'ouverture. A demain Mlle Drawn. »
______ _ A demain Mr.
__________ « ... »



Ok. Son patron est un mystérieux. Génial. Son sujet passe à la télé ? Merveilleux. Mais il faudrait peut-être qu'elle arrive à brancher le téléviseur avant de songer à le regarder. Elle jeta un rapide coup d'½il à la pendule. 18h30. Parfait. Elle avait 1h30 pour se dépatouiller avec les fils. Super. Elle s'accroupit donc derrière la machine et commença sa lecture de la notice. Mais le téléphone, décidément très en forme, l'interrompit une nouvelle fois.

« Ahh ... Si ça se trouve, c'est encore Mr. Paxton parce qu'il a oublié de me préciser la chaîne ! » se dit-elle avec ironie.



______ _ Allô ?
__________ «  Alors, New-York ??? »
______ _ Souriant, Bonjour June, merci je vais très bien.
__________ «  Ne tourne pas autour du pot mon asticot ! Alors, j'attends. C'est comment ? »
______ _ Génial. J'ai un appart' quinze fois trop grand pour moi, un patron assez loufoque, _______ des problèmes avec les fils de ma télévision et je me sens seule. Terriblement _______ seule.
__________ «  Ooh mais non ! Tu sais que je suis là, et que je peux débarquer en un clin d'½il ! Alors, ____________ maintenant, dit moi tout ! As-tu un ( ou plusieurs ) voisin sexy ? »
______ _ Pour être tout à fait franche, je n'ai pas vraiment pris le temps de regarder.
__________ « Il va falloir y remédier. Je veux un compte rendu détaillé de tout tes voisins
____________ potentiellement intéressant. Deuxième point délicat, combien de chambre dans ton immense
____________ appartement ? »
______ _ Quatre. Dont la mienne. Pourquoi ?
__________ « Et dont la mienne aussi ! Pour mes visites surprises. Je compte pas dormir sur ton canapé ____________ cocotte. »
______ _ C'est drôle, j'en attendais pas moins de toi !
__________ « Aller, je te laiisse ! Ciaoo bella ! »
______ _ Bye puce !



June. Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer. Un véritable concentré de pêche et de bonne humeur. Le meilleur de tout les anti-dépresseurs. Sa meilleure amie. Nina retourna alors à ses amis les fils, et termina, non sans broncher, de brancher sa télé. Elle l'alluma, et tomba directement sur le début des informations.


« ... et messieurs. Pour ouvrir ce journal, la triste disparition de Drew Jonhson, photographe de renom, dont les photos ont fait le tour du monde ... »


Alors c'était donc ça, son fameux sujet. Elle allait devoir écrire un article sur la mort de Drew Jonhson. Cette nouvelle la remua un peu. Elle aimait beaucoup ce photographe. Elle avait même une de ses photos au dessus de son lit. Un couple en noir et blanc, sous un parapluie, en train de s'embrasser sur un trottoir. Autour d'eux, des passants. Mais c'est comme si le temps s'était arrêté. C'était une bulle, leur bulle. La bulle de deux amoureux. Un couple. Nina s'affaissa quelque peu.

« Oh non ma vieille, ne commence pas. Ne repense plus à cet imbécile. »

Elle regarda de nouveau l'écran, voyant les images du vieil homme défiler, rythmée par les paroles du journaliste. Une nouvelle attira alors son attention.


« La ville de New-York organisera le mois prochain, tout une exposition de son ½uvre, avec en exclusivité des photos qu'il n'a jamais publié. On continue ce journal avec ... »


Nina sourit. Il ne lui demanderait pas seulement de couvrir sa mort, mais aussi l'exposition. Et quoi de plus fabuleux, comme premier sujet d'article, que la vie et l'½uvre du plus fantastique des photographes ?






« Zut ! »

Evie en avait assez. Voila une heure que Lola, Marcus et elle déambulaient dans les rues de Denver. Initialement là pour le iPod la jeune fille, l'expédition s'était vite transformée en virée shopping. En effet, Lola, en bonne accro des magasins, ne leur laissait aucun répit. Elle allait de boutique en boutique, essayait au moins 5 ou 6 vêtements, et c'est Marcus qui portait les sacs. Mais ça n'avait pas l'air de beaucoup le déranger. Il était tout bonnement fasciné par Lola. Evie avait dès le départ su que tomber amoureuse de ce type était une mauvaise idée. Que ça la perdrait. Mais bon. Après tout, les sentiments, ça ne se contrôle pas. Mais était-ce réellement de l'amour ? C'Est-ce qu'elle se demandait tout les jours. Amour, ou simplement gros besoin d'affection ? Elle aurait juste jeté son dévolu sur le seul garçon accessible à elle. En l'occurrence, Marcus.
Ils en étaient à leur 11ème magasin. Evie avait mal aux pieds. Elle aidait à présent Marcus à porter les paquets, ne pouvant plus porter seul les 18 sacs de Lola. Ses parents étaient millionnaires, alors bon, il fallait bien qu'elle se fasse plaisir non ? Evie trouvait ça stupide d'acheter autant de choses. Mais bon, on parlait de Lola, et Lola rimait avec Achat. La brunette marchait en retrait, et regardait vaguement les vitrines, lorsque l'une d'entre elle attira son attention. C'était une vitrine de marchand de journaux. Dessus, une grande affiche, promotion du New-York Times du jour. Evie stoppa sa marche. Choquée, peinée, surprise.

« Drew Jonhson n'est plus.
Le fabuleux photographe, qui a fait rêver la terre entière,
S'est envolé vers un monde meilleure.
Le sien.
»

Drew Jonhson. Son modèle. Son idole. Celui qui lui avait fait aimer la photographie. Mort. Le choc était rude. La douleur, violente. C'était comme si elle avait perdu un proche. En vérité, elle avait perdu bien pire : son unique source de rêve. Elle s'arrêta de marcher, et reporta son regard sur l'affiche. En petite lettres, en bas, était inscrit une phrase. Une phrase qui la bouleversa.


« Une exposition sera organisée en sa mémoire début novembre. »


Début novembre. Dans un mois. Il fallait qu'elle s'y rende. Elle regarda alors dans sa poche. 75 dollars. Amassés depuis des mois. Et elle allait le gaspiller pour un peu de technologie. Elle rebroussa chemin, et se rua vers la cabine téléphonique la plus proche. Elle sortit l'annuaire posé sous le téléphone, et le feuilleta frénétiquement. Puis, une fois son numéro en main, elle le composa.


____________ « Gare de Denver, j'écoute ? »
_______ _ Oui, bonjour, pourriez-vous me dire combien coûte un aller simple pour New-York, ________ si je prends le billet pour le mois prochain, s'il vous plait ?
____________ « 125 dollars mademoiselle. »
_______ _ Oh ... Très ... Très bien, merci beaucoup. Au revoir.


125 dollars. Elle n'avait pas assez. Puis elle se rappela. La petite épicerie du bas de sa rue cherchait un employé. En travaillant là-bas 3 semaines, elle pourrait amorcer son voyage. Et elle se débrouillerait pour le retour. Drew Jonhson le valait bien.


_ Putain Evie ? Tu fais quoi ? Ya encore plein de magasins, et faut en plus qu'on passe au
_-magasin pour ton iPod ! Bouge-toi !
Hurla Lola, ouvrant brusquement la porte de la cabine.


Evie leva les yeux vers elle, exaspérée.


_ Tu sais que, au départ, on devait ( insistant ) juste aller voir pour mon appareil. Pas
_-dévaliser toute la rue. De toute façon, c'est plus la peine, j'en veux plus. Je rentre.

_-( Regardant Marcus ) Je vous laisse.
_ Bon alors, salut Evie. Lui dit le jeune homme.
_ mollement, Ouai, salut. Répéta machinalement Lola.

Et elle tourna les talons. Lola n'était pas réellement son amie. Elle avait pris Evie en pitié. C'était soit elle, soit la solitude. Et Evie en avait marre d'être seule. De toute façon, qu'elle soit avec eux, ou sans eux, ça ne changeait pas grand-chose. Elle serait toujours seule. Car personne, jusqu'à présent, et depuis la mort d'Anna, n'avait fait l'effort d'essayer de la connaître, au-delà de son mutisme. Evie la solitaire. Ça ne sonnait pas tellement bien, mais c'était la dure réalité. Sa dure réalité.






Allongé sur son lit, Jean s'ennuyait. Il se souvint alors du journal qu'il avait acheté quelques heures plus tôt. Ça lui ferait de la lecture. Il se leva, alla le chercher, et retourna s'allonger sur son lit. Il le déplia machinalement, mais s'arrêta net, en lisant le gros titre.


« Désormais, Drew Jonhson photographiera les anges. »


Il lut alors le reste de l'article.


« On ne le verra plus, lui et son appareil photo, marcher paisiblement dans les rues de New-York. Drew Jonhson, photographe de renom, homme au grand c½ur, s'est éteint hier, à l'âge de 85 ans. Sa vie fut rythmée ... »


Il ne put continuer. Toutes ses pensées étaient de nouveau tournées vers sa femme. Vers Maria. Son photographe préféré. Il se souvint avec émotion du jour où elle l'avait traîné à une séance de dédicace, leur fille dans son landau. Quand tout allait encore bien. Quand la vie était encore paisible. Pleine de rêves et de promesses. Il imagina alors sa femme, discutant à présent avec celui qu'elle avait tant admiré.

« Je te l'avais bien dit, mon amour, qu'un jour, tu pourrais discuter avec lui. »


Il sourit à cette pensée. Il remarqua alors qu'un petit encadré était inséré dans l'article.



Pour lui.
Une exposition sera organisée en sa
mémoire début novembre. On y expo-
-sera toutes ses ½uvres, même celles
qu'il n'avait jamais publiées. Pour plus
d'informations, appeler l'office du tourisme.



Donc, il y aura une exposition. Il entendait déjà sa femme s'exciter. « Oh mon Dieu ! Des photos jamais publiées, non mais tu te rends compte mon amour ? ». Il sourit alors.

« Cette expo je vais y aller. Et je vais y aller pour toi Maria. »






Après une soirée à servir des bières et des cocktails alcoolisés, Many nettoyait.


_ Du nerf Many, du nerf ! Lui hurla son patron. Je veux que se soit fini avant la fermeture !


« Merde ! » pensa-t-elle.


Cela faisait déjà une heure qu'elle astiquait. Une heure. Pour se donner plus d'entrain, elle mit la radio, cherchant une station musicale. Mais, bien sûr, il y avait des informations partout. 01h. Elle aurait dû s'en douter. Elle en laissa alors une au hasard, écoutant d'une oreille distraite les journalistes débiter à toute vitesse les nouvelles du jour. Elle venait de finir lorsqu'elle entendit un nom qui lui sembla familier.


« Et puis, pour terminer, on nous a aujourd'hui annoncé la mort de Drew Jonhson, célèbre photographe, âgé de 85 ans. Une grande exposition en sa mémoire sera organisée début novembre. Il avait, durant sa vie ... »


Drew Jonhson. Se nom lui disait quelque chose. Ah oui ! C'était se fameux photographe qui son père avait une fois engagé pour une série de portrait de sa famille. Il l'avait fait, mais pas comme l'avait voulu son père. Trop abstrait selon lui. Son père voulait quelque chose de plus carré. De plus sérieux. Digne de leur rang d'après lui. Il l'avait donc congédié. Mais Many avait beaucoup aimé ses photos. Il avait su la prendre sous son vraie jour. Sa craie nature. Sur ses photos, elle n'était plus l'affriolante bimbo qui défrayait la chronique chaque semaine, mais simplement Many. Une expo ? Peut être cherchait-ils des serveurs ? Une expo de Drew Jonhson, ça devait être sacrément bien payé.

« Il faut que je me renseigne. Allier boulot et plaisir des yeux. Ça peut être intéressant ... »

Et c'est en souriant que la jeune Many rentra chez elle, la tête pleine de projets.




____________________________________________________


June McCow ___ Piper Perablo
Archimed Paxton ___ Morgan Freeman

N'étant pas très important dans l'histoire, je
n'ai pas pris de "stars" pour Marcus et Lola.
A vous d'imaginer ^^ !


( Désolé, j'avais totalement zappé le casting ^^ ! )



Hello mes cocottes ! Je suiis de retour !
Et voila une longuuue suite pour vous !
J'espère qu'elle vous plait et ne vous
déçoit pas ! J'ai hââte de connaitre votre
avis en tout cas ! =) Il est très important
pour moi et m'aide à m'améliorer chaque
fois ! Brefouille, merci de vos commen-
-taires si encourageants et aussi de me
suivre, tout simplement. ^^ Et passez
voir mon coup de coeur : vous allez flotter
pendant au moins une heure ! Cette his-
-toire est tout simplement sublime !

BisouxXx à vous !


Merci à New-Life-After-Sadness pour m'avoir miis le 100ème com'z ! ^^



# Posté le dimanche 10 août 2008 12:06

Modifié le samedi 12 septembre 2009 13:08

.. Search-Haappyness 04_ En attendant. ..

.. Search-Haappyness 04_ En attendant. ..


Musique .... __ .... Coup de Coeur








Many avait téléphoné plusieurs fois, et avait fini par décrocher un poste : elle ferait partie des 40 serveurs lors de l'inauguration de l'exposition de Drew Jonhson. Elle n'était pas mécontente d'elle-même. Mais la réalité l'avait bien vite rattrappée. Son proproétaire était venu pour la énième fois lui réclamer son loyer. Elle avait deux mois de retard. Et, pout le énième fois, elle lui avait répété qu'elle le paierait dès qu'elle aurait touché son salaire, c'est à dire, dans 3 semaines. Ce qu'elle avait omis de préciser, c'est que même son salaire n'était pas suffisant pour le payer. C'est pourquoi cette expo était une véritable aubaine pour elle. Cela lui permettrait même d'avancer le mois porchain, histoire d'être tranquille. Mais il fallait encore qu'elle tienne trois semaines. Trois longues semaines.
Comme tout les matins, Many se rendait au bar où elle travaillait. Elle resserra autour de son coup sa grosse écharpe noir, afin de se protéger du vent froid qui soufflait en ce matin d'octobre. La monotonie de sa vie était flagrante. Elle travaillait au café jusqu'à 10h, puis se rendait à la banque, et y bossait jusqu'à 18h. Là, elle retournait au bar pour assurer le service du soir et rentrait chez elle sur les coups de 1h du matin, tout ça pour se lever 4h30 plus tard, devant être à 6h30 au café. Elle entra, salua son patron, et partit mettre sa tenue de travail. Puis elle commenca à préparer verres et bols, pour les premiers clients affamés. Elle tenait à la main trois verres propres, lorsqu'une bourrasque de vent fit s'ouvrir brusquement la porte du bar. Le bruit sourd qui s'en suivit la fit sursauter, et elle en lâcha ce qu'elle avait dans les mains.


_ Many ! Hurla son patron. T'aurais pas pu faire attention non ?
_ J'suis désolée. Je vais nettoyer, ne vous inquiétez pas.
_ Ils seront déduis de ta paye. Et une fois que t'auras nettoyé, t'iras aiser Jack en cuisine.


Le ragard assassin qu'il lui lançait la dissuada de faire toute remarque. Elle nettoya sa bêtise, et fonça dans la cuisine.


_ Tiens. Lui dit Jack en lui tendant un carton. Ce sont les croissants, et autres amuses-
_-gueule du p'tit dèj'. Tu déballes tout, et tu les mets dans les panières. Tu mets tout les
_-croissants dans l'une, les pains au choco' dans l'autre, ... Moi, j'vais faire les pancakes.



Merveilleux. La journée n'aurait pas pu mieux commencer. Elle venait de perdre 5 à 10 dollars de son minuscule salaire, et se retrouvait à trier des viénoiseries pas fraîches, pendant que "l'autre abruti" comme elle aimait l'appeler, cuisinait ses pancakes, le tout sentant une horrible odeur de friture et de nouriture défraîchie.

« Merveilleux, je crois que ça ne peut pas être pire. »

Sa relative bonne humeur matinale venait de s'envoler, aussi rapidement et soudainement que la bourasque de vent qui avait rembrunie sa journée.










En se réveillant ce matin-là, Jean constata qu'il s'était endormi avec le journal. Et, vu son état, il avait même dû le serrer dans ses bras. Le New-York Times de la veille était à présent tellement froissé qu'il était quasi-impossible de le lire. Il le regarda, avec un mélange de mélancolie, et de stupefaction.

« Serrer son journal dans ses bras. J'ai pour ainsi dire l'air d'un parfait idiot. »

Il se prépara, et sortit prendre un café. Il entra dans un petit bar miteux, et s'assit au comptoir. Une jeune fille blonde, à l'air maussade, s'approcha de lui.


_ J'peux prendre votre commande monsieur ?
_ Un café noir et deux pancakes au sirop d'érable s'il-vous-plait.
_ J'vous amène ça tout de suite. Dit-elle sans le regarder, passant un chiffon sur le comptoir.


Au loin, il entendit ce qu'il prit pour le patron hurler à la jeune fille : " Et fais pas tomber ta commande cette fois ! Trois verres, c'est déjà trop ! ". Celle-ci lui jeta un regard assassin avant de se diriger vers la cuisine, pour prendre les pancakes. Jean en eut le coeur serré. La pauvre, passer ses journées dans ce bar miteux, alors qu'elle pourrait profiter de la vie ... Ce qu'il ne savait pas, c'est que c'était pour en avoir un peu trop profité que cette jeune serveuse s'était retrouvée ici. Elle lui apporta sa commande, et s'en alla, s'en même un regard. Et, pendant qu'il buvait son café, Jean pensait. Il pensait toujours et encore à la même personne.

« Elle n'aurait pas voulu te voir ainsi Jean, ressaisis toi bon sang ! »

Enfin, plus facile à dire qu'à faire. Il regarda le fond de sa tasse, déjà vide, et engloutit ses deux pancakes. Il paya, et sortit dans la rue, loin des volutes de cigarettes et de friture qui se mélangeaient à l'intérieur. Il marcha une heure dans le froid. Il prit, comme à son habitude, son journal, et s'arrêta devant une librairie. Mais, n'ayant pas le coeur à lire, il continua sa marche. Il repassa chez lui chercher Sad, et redescendit vers Central Park. Pour y passer sa journée. Encore.










Nina posa un pied, puis deux dans l'immense hall d'entrée du batiment habritant les locaux du New York Times. Impressionée, nerveuse, elle se dirigeat rapidement vers l'ascensseur le plus proche. Elle était au 5ème étage. Arrivée à destination, elle se rendit directement au bout de la salle, et s'arrêta devant une porte, sur laquelle était inscrite, en gros caractères :

A. Paxton
Rédacteur en chef.

Elle leva sa main, et frappa deux petits coups. Elle entendit alors un sonor "Entrez !", et ouvrit la porte.


_ Ah ! Mlle Drawn ! Je vous attendais. Lui fit M. Paxton, affichant un beau sourire.
_ Bonjour M. Paxton.
_ Asseyez-vous, Mlle. Voila. J'imagine que vous avez pris connaissance de votre premier
_-sujet.

_ Oh oui, lui fit-elle, la mort et l'expo de Drew Jonhson.
_ Oui. En vérité, je voudrais que vous me fassiez un article rétrospectif de sa vie et son
_-oeuvre, que vous complèterez par un papier sur l'exposition. Vous me rendrez le tout une
_-fois achevé. Je le voudrais dans les jours qui vont suivre l'évènement. Vous pensez pouvoir
_-y arriver ?

_ Bien sûr, lui dit-elle, je le ferrai.
_ Parfait !


S'en suivit l'habituelle conversation du patron à sa nouvelle venue. Il lui expliqua le fonctionnement du journal, ses horaires, ses objectifs, ses supérieurs ... Une heure après, elle sortit du bureau, et alla s'installer. Alors qu'elle regardait New-York par la fenêtre d'à côté, une personne la sortit de sa rêverie.


_ Nina Drawn ? Lui-fit-il.
_ Oui ?
_ Alex Jones. Je suis ton supérieur. Il marqua une pause, l'observant, puis continua. Moi, je suis là _-pour t'encadrer, et je te donne des sujets bateaux, type interview d'une personne,
_-reportage sur le terrain. Rien de très gros en fait. Les gros sujets, c'est lui qui te les
_-donnera.
Dit-il en pointant le bureau de M. Paxton du doigt. Alors, pour ta première journée, on _-va te donner un truc simple. Euuh ... Il regarda dans le petit calpin qu'il tenait dans sa main. Ok. _-Il y a un discours du maire de la ville dans deux heures, à Central Park. Je voudrais que tu _-y ailles, et que tu me fasses un peu le compte rendu du discours, t'annalyses un peu tout,
_-les gens présents, absents, et tout et tout ... Tu m'écris ça, et je le veux pour la fin d'après-
_-midi, ok ? Il faut que ça parraisse dans l'édition de demain.

_ Pas de problème, j'y vais.
_ Oh et, Nina ?


La jeune fille leva la tête, et le regarda ans les yeux.


_ Bienvenue parmis nous.


Et il partit, après un dernier sourire. Nina sourit, elle aussi.

« Il y a une bonne ambiance ici. C'est cool. Et June aurait surement trouvé ce Alex très mignon ... »

Elle perdit le sourire. Non, non, et non. Elle n'était pas là pour trouver un copain, mais pour bosser. Ne pas retomber dans la même dépendance que la dernière fois. Cela l'avait rendue aveugle, et elle avait, en l'espace de quelques mois, tout perdu, et tout ce pour la belle gueule d'un type qui prétendait l'aimer. Elle se ressaisit, prit de quoi écrire, et fonça vers Central Park.










Evie poussa la lourde porte de l'épicerie, congelée à cause du vent. Elle ne portait en tout et pour tout qu'un simple manteau, des mitaines, et une vieille écharpe, cadeau de Anna, symbôle d'une époque de bonheur et de tranquillité qui lui semblait extrêmement lointaine. Retrouver ce sentiment lui paraissait impossible, innaccessible. Désormais, elle allait devoir se débrouiller seule, vivre seule, être seule. Dans 8 mois, elle serait majeure. Dans 8 mois, le centre ne la prendrait plus en charge. Cela voulait dire plus de famille d'accueil excecrable. Mais ça voulait aussi dire plus de toit. Et ça, Evie n'y était pas prête. Pas encore.
Elle pénétra dans la miteuse petite pièce et regarda autour d'elle. Personne ne l'avait encore remarquée. Elle se racla la gorge, et se décida à parler.


_ Bonjour, fit-elle timidement, je viens pour l'annonce.


Un homme, à l'aspect rude, au ventre bedonnant, se retourna, et la considéra longuement.


_ T'as quel âge ?
_ Dix sept ans.
_ Tu sais te débrouiller ? J'veux dire, tu pourras t'occuper de clients convenablement ?
_ Oui.
_ Embauchée.
_ Je ... Je pourrai venir tout les jours à la fin des cours, est-ce que ça vous va ?



Une femme, rachitique, sortit alors de la salle de derrière. Le regard froid et dur, elle considera Evie un moment, tout comme l'avait fait l'homme.


_ Tu seras ici à cinq heure, tout les soirs. Et on te paiera selon ce que tu ferras. Disons 50
_-dollars la semaine. Pour servir trois clients et ranger l'établis, pas besoin de beaucoup
_-plus. Tu commences tout à l'heure. Et soit pas en retard.



La jeune fille aquiessa, les remercia, et sortit, à toute hâte de l'épicerie. Bon. Ce n'était pas super bien payé, mais ça financerait au moins son billet d'aller. Elle se débrouillerait pour le retour. Elle enfourcha son vélo, et pédala vers le lycée. Trop tard pour le bus. Et puis, le grand air lui faisait du bien. Vu l'odeur qui régnait dans son futur lieu de travail, il vallait mieux qu'elle s'oxygène. Son sac solidement attaché à son dos, elle pédalait à toute allure, afin de ne pas arriver en retard. Elle songea alors à Anna. Qu'aurait-elle pensé en la voyant ainsi, obligée de travailler dans cette épicerie miteuse, logée dans une famille qui n'en avait que faire d'elle, et flanquée d'amis qui n'en étaient pas. Une larme coula sur son visage, qu'elle essuya d'un revers de main. Non, elle s'était promis de ne plus pleurer, comme si cela pouvait la protéger contre la dureté de la vie, la rendre plus forte. Mais au fond d'elle, la vérité éclata. Seule, dans cette rue déserte, à pédaler de toutes ses forces, elle était vulnérable. Très vulnérable.




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Tadaam ! Alors, verdict ?
J'espère que ça vous plait toujours, que
vous trouvez pas ça trop monotone ou
longuet. Je vais faire quelques bonds
dans le temps après, histoire que ça
ne stagne pas trop ... Bref, j'espère
vraiment que vous aimez, et que vous
n'êtes pas déçues. Oh ! Une chose.
Pour le casting de June et M. Paxton,
regardez l'article du dessus, je l'ai rajouté.
J'avais zappé ce léger détail T_T ...

Et, pour éviter cette erreur de ma part,
voila celui pour les nouveaux personnages :

Alex Jones ___ Adrian Grenier

Et passez voir mon coup de coeur : cette
histoire est très belle et vaut vraiment le
détour ! Et, si vous avez le temps, regardez
le clip de la musique qui accompagne l'article.
Il est absolument magnifique !
Groos biisouxXx !


# Posté le jeudi 21 août 2008 07:31

Modifié le samedi 12 septembre 2009 13:06